Comment muscler efficacement le périnée en salle de sport : guide pratique

Comment muscler efficacement le périnée en salle de sport : guide pratique

février 24, 2026

Résumé de l’article

Points clés Détails pratiques
Rôle du périnée en musculation Soutient les organes et améliore stabilité, posture et force lors d’exercices intenses
Problème majeur souvent ignoré 30 % des sportives souffrent de fuites urinaires à l’effort faute de prévention
Technique essentielle à maîtriser Contracter le périnée avant l’effort et expirer pendant le mouvement intense
Exercices recommandés en salle Gainage hypopressif, squats avec pré-activation, Swiss Ball et coordination respiratoire
Pièges à éviter absolument Crunchs classiques, apnée sous charge lourde, exercices hyperpressifs qui affaiblissent le plancher pelvien
Délai pour voir des résultats Entre 4 et 6 semaines avec pratique quotidienne et régularité constante

Aujourd’hui, je vais te parler d’un sujet que personne n’évoque franchement en salle : comment muscler efficacement le périnée. Ce muscle, situé à la base du bassin, soutient tes organes internes et joue un rôle majeur dans tes performances sportives. Oui, tu as bien lu : un périnée tonique améliore ta stabilité, ta posture, et même ta force lors d’exercices intenses. Pour le renforcer en salle, tu vas combiner des exercices spécifiques de contraction avec des mouvements de gainage et de respiration contrôlée. L’idée ? Activer ce muscle avant et pendant l’effort, sans le bousiller avec des exercices hyperpressifs.

Pourquoi personne ne parle du périnée en musculation

Je me souviens d’une cliente qui m’a confié, un peu gênée, qu’elle avait des fuites urinaires pendant ses séances de squat. Elle pensait que c’était normal, que ça arrivait à toutes les femmes après la trentaine. Faux. Le problème, c’est qu’on ne parle jamais du périnée en salle, comme si c’était un sujet tabou. Pourtant, ce muscle est essentiel pour gérer les pressions abdominales lors d’efforts intenses.

Beaucoup de pratiquants, hommes et femmes, ignorent que le périnée travaille à chaque répétition de presse à cuisses, de deadlift ou de développé militaire. Quand tu soulèves lourd, la pression dans ton abdomen explose. Si ton plancher pelvien n’est pas assez costaud, il lâche. Résultat : fuites, douleurs pelviennes, ou pire, descente d’organes. J’ai vu trop de gens galérer avec ça, alors qu’un boulot préventif aurait tout changé.

Le truc, c’est que personne ne t’explique comment engager ton périnée avant de charger une barre. On te dit de gaîner, de serrer les abdos, mais jamais de pré-activer le plancher pelvien. Pourtant, c’est ce timing qui fait toute la différence. Une contraction anticipée protège tes organes et optimise ta force. Mais bon, va expliquer ça à un mec de 25 ans qui veut juste soulever du poids…

Ce que j’ai compris en travaillant avec des sportifs

Mes erreurs de débutant sur ce sujet

Au début de ma carrière, je pensais que le gainage suffisait pour tout. Je balançais des planches, des abdos, des exercices de stabilité à mes clients, sans réfléchir à ce qui se passait vraiment au niveau du bassin. J’ai mis du temps à capter que le périnée, c’est pas juste un muscle parmi d’autres : c’est le socle de ta stabilité interne. Un jour, une cliente m’a raconté qu’elle avait arrêté le running à cause de fuites. Elle faisait du gainage tous les jours, mais ça n’a rien changé. C’est là que j’ai pigé : on peut avoir des abdos solides et un périnée en vrac.

J’ai aussi cru, comme beaucoup, que le stop-pipi était une bonne technique d’entraînement. Erreur. Ça sert uniquement à localiser le muscle une ou deux fois, pas à le renforcer. Répéter ce geste à chaque miction peut créer des infections urinaires. J’ai dû rectifier le tir avec plusieurs clientes qui faisaient ça à chaque passage aux toilettes, persuadées que c’était efficace.

Le déclic qui a tout changé

Le jour où j’ai compris que le périnée travaille en synergie avec le transverse de l’abdomen, tout s’est éclairé. En gros, quand tu expires en contractant ton périnée, tu crées une stabilité interne qui protège ton dos et tes organes. C’est pas juste un exercice isolé de contraction : c’est une coordination respiratoire et musculaire. J’ai commencé à intégrer cette respiration dans les exercices classiques de mes clients. Résultat : moins de douleurs lombaires, plus de force sur les exercices poly-articulaires, et surtout, zéro fuite.

L’autre révélation, c’est l’importance de la pré-activation. Avant un squat, un soulevé de terre ou même un sprint, tu contractes ton périnée une fraction de seconde avant l’effort. Ça devient un réflexe avec l’entraînement. Je l’ai testé sur moi lors de séances lourdes de squat : j’avais moins de pression dans le bas du ventre, et ma posture était plus stable. Depuis, je le conseille à tous mes clients, peu importe leur niveau.

Ce que dit la science sur le renforcement du périnée

Le plancher pelvien est composé de plusieurs couches musculaires qui s’entrecroisent entre le pubis et le coccyx. Ces muscles soutiennent la vessie, l’utérus (chez les femmes), le rectum, et gèrent l’ouverture et la fermeture des sphincters. Lors d’un effort physique, la pression intra-abdominale peut atteindre 4 à 8 fois le poids du corps sur le périnée, notamment lors de sauts ou de réceptions. C’est énorme.

Une étude publiée sur PubMed montre que près de 30 % des sportives souffrent de fuites urinaires à l’effort, surtout dans les disciplines à fort impact. Chez les hommes, c’est moins fréquent, mais ça existe, notamment après 50 ans ou après une opération de la prostate. Le problème, c’est que beaucoup de pratiquants ne font rien avant que les symptômes apparaissent. Et là, c’est déjà trop tard pour une simple prévention.

Le renforcement du périnée passe par des contractions volontaires, un peu comme pour n’importe quel muscle. Sauf qu’ici, tu dois apprendre à dissocier ce muscle des fessiers et des abdos. C’est pas évident au début. La méthode la plus connue, c’est celle de Kegel : tu serres ton périnée comme si tu retenais un gaz, tu tiens 5 secondes, tu relâches. Simple, mais efficace si tu le fais régulièrement.

Type d’exercice Niveau de pression sur le périnée Recommandé ou pas
Trampoline, sauts pliométriques Très élevée Déconseillé si périnée faible
Course à pied, squats Modérée OK avec pré-activation
Natation, Pilates, gainage hypopressif Faible Idéal pour renforcer

Ce que je recommande pour muscler ton périnée en salle

En salle, tu as accès à plein d’outils pour bosser ton périnée sans avoir l’air bizarre. Voici ce que je te conseille, dans l’ordre :

  1. Commence par la prise de conscience : Allonge-toi sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat. Expire doucement en contractant ton périnée, comme si tu voulais l’aspirer vers ton nombril. Tiens 5 secondes, relâche. Fais 10 répétitions. C’est la base. Si tu ne sens rien, mets une main sur ton ventre pour vérifier que tu ne pousses pas vers le bas.
  2. Intègre le gainage hypopressif : En planche, tu expires complètement, puis tu bloques ta respiration en rentrant ton ventre sous tes côtes. Ça crée une dépression abdominale qui aspire le périnée vers le haut. Tiens 5-10 secondes, relâche. C’est intense, mais ça protège ton plancher pelvien.
  3. Ajoute des squats avec pré-activation : Avant de descendre, contracte ton périnée, puis expire en remontant. Ne retiens jamais ta respiration en bas du mouvement. Ça évite les hyperpression.
  4. Utilise un Swiss Ball : Assieds-toi dessus, pieds à plat. Contracte ton périnée en expirant, relâche en inspirant. Le déséquilibre du ballon force ton plancher pelvien à travailler en continu.
  5. Travaille la coordination avec des fentes : Contracte ton périnée avant de descendre en fente, garde la contraction pendant tout le mouvement. Ça te force à stabiliser ton bassin.

Un truc que je recommande souvent : teste ta progression avec les boules de Geisha. Si tu arrives à les garder 5 minutes en marchant, c’est que ton périnée commence à être costaud. Mais attention, ne les porte pas des heures, ça fatigue le muscle.

Les pièges qui foutent tout en l’air

Le premier piège, c’est les exercices hyperpressifs. Les crunchs classiques, les relevés de jambes tendues, les sit-ups : tout ça pousse ton périnée vers le bas. Si tu as déjà des faiblesses, tu aggraves le problème. J’ai vu des clientes faire 100 abdos par jour en pensant bien faire, et se retrouver avec des fuites trois mois plus tard. Remplace ça par du gainage statique ou du Pilates.

Deuxième erreur : vouloir aller trop vite. Tu peux pas renforcer ton périnée en deux semaines. Ça prend du temps, comme pour n’importe quel muscle. Sois patient, régulier, et écoute ton corps. Si tu as des fuites pendant un exercice, arrête immédiatement. C’est pas normal.

Troisième piège : bloquer ta respiration. Quand tu retiens ton souffle en soulevant lourd, tu crées une pression énorme sur ton plancher pelvien. Expire toujours sur l’effort, c’est la règle d’or. J’ai bossé avec un gars qui faisait des deadlifts en apnée. Il a fini par avoir des douleurs pelviennes et une hernie discale. Tout aurait pu être évité avec une meilleure gestion respiratoire.

FAQ

Combien de temps pour voir des résultats ?
En général, 4 à 6 semaines si tu fais tes exercices tous les jours. Mais ça dépend de ton niveau de départ.

Les hommes doivent aussi muscler leur périnée ?
Oui, surtout après 50 ans ou après une opération de la prostate. Ça améliore l’érection et prévient l’incontinence.

Peut-on muscler son périnée en faisant du Pilates ?
Totalement. Le Pilates engage le transverse et le périnée en même temps, c’est parfait.

Faut-il consulter un kiné avant de commencer ?
Si tu as des symptômes (fuites, douleurs), oui. Sinon, tu peux commencer seul avec les exercices de base.

Les boules de Geisha sont-elles obligatoires ?
Non, mais elles aident à sentir la contraction. C’est un plus, pas une obligation.

Ce qu’il faut retenir pour progresser

Muscler ton périnée, c’est pas un truc de ouf réservé aux femmes enceintes. C’est une nécessité pour tous les sportifs qui veulent performer sans se bousiller. En salle, tu peux bosser ce muscle avec des exercices simples, une bonne respiration, et une vraie coordination. N’attends pas d’avoir des fuites pour t’y mettre. Commence maintenant, fais tes 10 contractions par jour, intègre la pré-activation dans tes exercices lourds, et tu verras la différence.

Si tu veux aller plus loin, consulte un kiné spécialisé. Lui seul pourra évaluer précisément ton niveau et te proposer un programme adapté. Et si tu cherches d’autres contenus sur la musculation, continue à étudier le site, y’a plein de ressources pour progresser intelligemment.

Cet article est fondé sur mon expérience personnelle et mes connaissances en musculation. Pour tout problème médical, consulte un professionnel de santé.

musculation france

Julien

Rédacteur de blog et journaliste, je navigue entre l’instantané du reportage et la réflexion du contenu long format. J’écris avec rigueur, curiosité et passion, en croisant les codes du journalisme et ceux de la rédaction web.

Laisser un commentaire